M0n s0urire est beau, Mais tellement faux.

Entre bouilimie & anorexie

Elle arrive, affamée. La pendule crie que c'est l'heure de manger depuis une semaine déjà. 10080 heures sans manger, des évanouissements à répétition. Il est 19 heure et c'est la pendule qui rythme le temps ; donc la faim. Cette faim peut prendre trois formes.

La plus vicieuse conciste à donner l'illusion d'une famine, alors que la prise alimentaire a été effectuer peu de temps auparavent.

La faim psycologique ; qui arrive aux heures où l'on mange habituellement sans pour autant avoir réellement faim.

La faim, douloureuse que l'on connait en période de jeûne, celle qui nous dévore de l'interieur faute de nutriment.

20 heure, elle décide de manger. Un aliment, rien qu'un seul. Elle picore. "Une tranche de jambon réusira à me caller" se dit-elle. L'appétit s'ouvre, elle grignotte, "avec une tomate sa ira mieux". Une salade se compose sous ses yeux. Elle ne contrôle plus l'usage de ses mains. Son raisonnement se perd. Balencer entre deux idées totalement opposées enfin elle mange. Elle ose prendre quelques légumes. Puis un yahourt. Elle continue le massacre avec une pomme. Elle sait que c'est mal, mais qu'importe? La bataille contre elle même est déclarée. Elle ne peut plus faire marche arrière parce que demander la paix serait comme perdre. N'acceptant pas l'échec, elle s'empiffre. Elle pleure car elle a une phobie inimaginable de toutes les graisses contenues dans cette bouffe. Les calories la dépasse, les aliments prennent le contrôle. La cuisine se salie. Entre paquet vide et miette de pain, elle ne sait plus où donner de la tête. Les courses préalablement faites la veille sont ingurgitées en l'espace d'une heure. Face au champ de bataille, elle angoisse. Elle s'arme de courage pour se trainer péniblement jusqu'au toilette. Son ventre est lourd, cela fessait lontemps qu'il n'avait pas été aussi plein. Elle se sent sale, se dégoute. C'est en s'enfonçant les doigts au fond de la gorge qu'elle se demande pourquoi. Elle se dit victime de boulimie mais c'est ses jêunes qui l'a provoque. Elle se vide petit à petit, un sourire se désine enfin sur son visage. La culpabilité la ronge, mais elle se délivre grâce à ses doigts. Elle s'émerveille devant la facilité qu'a son estomac à faire ressortir cette bouillie infâme. Exténuée, elle tire la chasse, se promet de ne plus jamais recommencer. Jusqu'au jour où elle arrive, affamée.

 

Junkie.



21/12/2009
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